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Une bouffée d'air à Rila

  • Photo du rédacteur: Rubex
    Rubex
  • 24 févr. 2019
  • 4 min de lecture

*Breathe deeply*


Déjà une semaine que j'ai posé le pied sur la terre bulgare ! Une première semaine de travail dans une ambiance bulgare qui est passée bien vite ! Il faut dire que quand une personne passe un appel en espagnol, deux stagiaires parlent français, trois employés regardent une vidéo en bulgare et que tu te retrouves au milieu à parler de ton projet en anglais, ça déboussole et le temps passe très vite !


Une super semaine ponctuée aussi de découvertes étranges. Culinaires, avec le fameux Boza, boisson visqueuse fermentée à base de céréales, très étrange mais très bonne et le Tarator, sorte de tzatziki plus liquide. Découvertes sur les habitudes de vie des bulgares, qui se mettent à table vers 18h et qui peuvent finir un repas vers minuit en commandant des plats tout au long de la soirée tout en sirotant du Rakija (la fameuse eau-de-vie des Balkans : minimum 50°, ça tape !) et sur le fait que quasiment tous les mecs ont le crâne rasé et d'énormes bras (la salle est le hobby principal ici !). On remarque rapidement qu'une personne sur trois fume et le prix du paquet à 2,50€ fait bien évidemment leur bonheur.





Bref, après cette chouette semaine, on décide de partir dans la nature, pour fuir la pollution ambiante et on décide de partir à la montagne Rila (au sud de Sofia). La Bulgarie, qui fait partie des Balkans, est séparée au milieu d'est en ouest par une chaîne appelée “Le Grand Balkan”. Au sud-est, il y a trois montagnes : Rila, Pirin et Rhodopes. Et, celle où j'étais le week-end dernier : Vitosha, à côté de Sofia. Bref, c'est très montagneux et le plus haut sommet se trouve dans la montagne de Rila à 2925 m.


Le samedi matin, on part avec une voiture louée (15€ par personne pour deux jours, c'est correct !) direction le site touristique le plus connu de Bulgarie : le monastère de Rila.


Sur notre route, on croise des "choses" un peu improbables mais tellement typiques :





Pour la petite histoire, le monastère a été fondé par Saint Ivan de Rila, le saint le plus respecté des bulgares, en l'an 930. Le mec est resté douze ans dans une grotte au dessus du monastère et il en est parti quand il s'est fait tabasser par des bandits. Il décide alors de construire avec des fidèles, le monastère de Rila (de religion orthodoxe) à quelques kilomètres de l'emplacement actuel. Les moines décident de le déplacer en 1335. Il est, par la suite, vandalisé, puis subit un incendie. Finalement, des bâtiments de 1335, il ne reste que la tour de Khrélyo. Le nouveau bâtiment est immense et uniquement une poignée (une dizaine) d'irréductibles moines subsiste aujourd'hui, mais le monastère est toujours considéré comme un trésor national et spirituel par les habitants. Il abrite 32 000 ouvrages (dont 9 000 écrits à la main) dans une gigantesque bibliothèque. Au centre de la cour, on peut voir la fameuse tour Khrélyo (au style très moyenâgeux) et l'église de l'assomption. Les fresques sont vraiment magnifiques et l'église, de style grec, au centre de la cour, abrite également la tombe du dernier roi de Bulgarie : Boris III, mort en 1943.


Dans l'ensemble, et avec la vue sur les montagnes enneigées au fond, c'était vraiment incroyable. Le calme et le respect qu'avaient les bulgares créaient une atmosphère très particulière. Il ne reste plus qu'à admirer les photos :





On continue quelques kilomètres après le monastère et on trouve une petite église perdue au milieu de la forêt proche de la grotte où le fameux saint a vécu : c'est apaisant, c'est sûr, mais douze ans ici, il faut être accroché !






Après cette matinée religieuse, on s'arrête à Blagoevgrad, ville étudiante pas très intéressante où les restaurants bulgares n'existent pas ou ont été remplacés par des restaurants italiens pas très bons et chers : certains blogs disent que cette ville est le "hidden jewel" (le trésor caché) de la Bulgarie ... C'est grave de tenir de tels propos !


Le lendemain on se lève tôt et on part escalader la montagne Rila pour aller voir les seven Rila lakes. On monte par des serpentins qui croisent des pistes de ski et on se fait un chouette pote en route (cf les photos). Notre troisième colloc' (RRRRRRoberto l'espagnol) n'ayant jamais fait de longues randonnées peine pas mal à gravir la pente mais les pauses le requinquent parfaitement ! Pauses où on déguste le fameux "Blue cheese" (une sorte de roquefort pas mauvais qui fait partie des trois sortes de fromage bulgare, composées également du "white cheese" : le siréné (sorte de fêta) et du "yelllow cheese" : le kashkaval, fromage à pâte molle). On en a acheté 500 g pour tout le week-end pour la modique somme de 4 leva (2 euros ...) : un RÉ-GALE.





Un peu plus haut, petit moment géographie avec des bulgares qui nous expliquent qu'on peut voir tout au loin la chaîne du Grand Balkan qui forme la ligne d'horizon, ainsi que la montagne Vitosha. C'est franchement splendide !


Arrivés en haut, la vue avec les montagnes enneigées procure une sensation de liberté incroyable ! Grosse pause casse-croûte accompagnée de l'alcool bulgare Menta, une sorte de Get 27 qui rafraîchit et d'eau minérale puisée directement à la source d'eau chaude qui sort en plein milieu de Sofia : Un truc de fou !







On redescend tranquillement en glissant sur les pistes en imaginant déjà toutes les possibilités de randos dans ce pays qui m'a déjà conquis et où la nature, extrêmement bien conservée, n'y est sûrement pas pour rien !


Pépite, Production, Marron

 
 
 

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