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PLOVDIV city break

  • Photo du rédacteur: Rubex
    Rubex
  • 10 avr. 2019
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 1 mai 2019

Fin de semaine, Sarah s’apprête à poser un premier pied en Bulgarie. Objectif découverte de Sofia, mais surtout de Plovdiv.


Plovdiv ?


C’est la capitale européenne de la culture, cette année ils sont venus la chercher en Bulgarie. Que ceux qui le savaient lèvent la main ! La ville est située à deux heures en bus de la capitale bulgare, c’est la troisième ville la plus grande du pays (derrière Sofia et Varna, sur la Côte d’Azur de la Bulgarie).


Plovdiv est l’une des plus anciennes villes d’Europe avec des traces de civilisations datant du IIe millénaire avant JC. Bien qu’étant fortifiée, elle a été conquise par Philippe II de Macédoine (le père d’Alexandre le Grand) en 342 av JC. C’est pourquoi les habitants sont appelés « Plovdiviens » ou « Philippopolitains ».


Par la suite, la ville a été baladée entre les mains des Romains, puis des Slaves et des Ottomans. Aujourd’hui, il reste de nombreux bâtiments publics de l’époque et autres vestiges : théâtre, stade, thermes, odéon, mosquées, aqueduc, maisons de riches commerçants… C’est un grand melting pot de toutes ces différentes civilisations qui se sont succédé et c’est vraiment joli à voir !





Plovdiv s’appelle également la ville aux sept collines. Mais, pour coller à la réalité il faudrait plutôt dire la ville aux six collines, car la septième a été rasée pour obtenir plus de pavés pour entretenir les rues de la ville (et en option, y construire un centre commercial).

Mais c’est là qu’on voit que le titre de capitale européenne pour Plovdiv a pu la lancer dans une nouvelle aventure. La candidature, pour être désignée capitale européenne, doit être proposée plusieurs années avant l’élection. Au travers des pré-sélections, les villes ont le temps de faire des rénovations et, dans le cas de Plovdiv, la mise en place d’une exonération de loyer pour les commerçants pendant un an (plutôt cool non ?) a très largement contribué à la transformation d’un quartier auparavant fantôme et déserté en un petit coin hipster avec de nombreux cafés et salons de thé : Kapana. C’est un quartier super agréable et les rénovations, ça attire un peu plus les touristes quoi !





En tout cas, la ville est super chouette avec ce mélange de “nouveaux quartiers” et “vieille ville” et déborde de petites anecdotes. En voici une datant de deux siècles : la ville était très admirative de l’occident et une légende raconte qu’un homme de l’ouest devait arriver dans la ville. Les habitants se battaient alors pour savoir qui allait avoir le droit de l’accueillir chez lui. Les habitants de Plovdiv décident alors d’organiser une course de chevaux et le premier cavalier à toucher l’épaule de ce fameux “messie” obtiendra alors le droit de l’accueillir. Cet illustre personnage qui arrive dans la ville, c’est un certain Alphonse de Lamartine, notre fameux poète français. Imagine le type débarquer dans la ville et voir soixante cavaliers foncer à toute allure sur lui … Il se met à s’enfuir mais est rattrapé, évidemment. Il deviendra ami avec son hôte, qui enverra même son médecin personnel en France pour soigner Lamartine. Le romancier dédiera quelques pages à Plovdiv dans son ouvrage Voyage en Orient.


On peut aujourd’hui visiter la “Maison de Lamartine” alors qu’il n’y est resté que quelques jours. Cette maison est cependant amusante puisqu’elle est “évasée”. Sous le joug ottoman, les chrétiens payaient des taxes en fonction de la surface de la maison sur le sol. Les maisons n’ont alors que quelques mètres carrés au sol et s’élargissent d’étages en étages, malin !





De même, les Ottomans avaient obligé les chrétiens à payer encore une fois des taxes en fonction du nombre de fenêtres. Les maisons sont donc sans fenêtre à Plovdiv ? Que nenni ! Ils ont refusé de se soumettre à cette règle et ont fait construire particulièrement plus de fenêtres que nécessaire pour montrer que cela ne les arrêtaient pas et qu’ils étaient bien au-dessus de ces petites taxes. Une maison détient un record de 120 fenêtres !


Ensuite, pour ce qui est du clou du spectacle : le théâtre romain. Il a été redécouvert dans les années 50, lorsqu’un type faisait du jardinage et qu’il est tombé sur un bout du mur de scène. Quelques années plus tard, on découvre un vrai bijou architectural très bien conservé et qui organise encore des festivals de rock en été, on sent qu’on va vite revenir ici !


Rien n’était fait au hasard : le nombre de places du stade et du théâtre était calculé au prorata de la population de la ville, les Romains, des vrais génies ! Spartacus aurait combattu dans ce fameux théâtre qui s’élève au dessus de la ville, magnifique !





Tout au long du week-end on a trouvé des petits restaurants typiques très sympas pour se régaler. Un petit restaurant local a surtout été exceptionnel. On y entre par hasard, la serveuse est étonnée qu’on ne s’en aille pas immédiatement. C’est ce genre de restaurants très (trop ?) typiques, où tout le monde fume à l’intérieur et, en général les étrangers n’aiment pas et partent ; mais bon, pour nous, ce genre d’endroit, c’est le paradis ! On s’engage alors dans une sorte de sous-sol où plein de bibelots sont accrochés n’importe comment sur les murs et le plafond. On commande plusieurs petits plats arrosés de vins bulgares … Le meilleur restaurant de Bulgarie pour sûr !


En tout cas pour Sarah, ça change de Prague et de ses plats un peu redondants et lourds. Ici les mets sont méditerranéens : des poivrons farcis, du caviar d’aubergines, des tomates avec bien sûr du cirene (une sorte de fêta) et du très bon vin. Elle est quand même plutôt étonnée des immenses portions de patatnik (tarte à base de pommes de terre) !






Pour tous les amoureux d’histoires, d’anecdotes, de bonne bouffe, de cafés branchés, vous l’aurez compris, cette petite ville très charmante vous mettra une claque !


Pépite, production, marron.


PS : La dernière fois que j’avais vu Sarah (à Prague), c’était lors de la fête nationale en Bulgarie où tout le monde offre des Martenitza à ses amis, un bracelet blanc et rouge qui annonce une vie réussie, joyeuse, … Tout quoi ! Et chacun accroche ce bracelet sur un arbre en fleur, c’est une tradition et ça donne un effet plutôt sympa ! Elle a donc décidé d’abandonner le sien à Plovdiv.





 
 
 

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