Mes premiers pas à ... SOFIA !
- Rubex
- 7 févr. 2019
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 20 févr. 2019
Et ... C'est parti !
Il est 19h (une heure de plus qu'en France) ici, je viens d'atterrir et je suis dans le métro direction le centre-ville de Sofia !
J'ai un week-end où je vais pouvoir m'acclimater et je commencerai mon stage lundi. Grâce à une personne de l'entreprise, j'ai trouvé une collocation dans le centre de la ville pour 200 euros par mois et en regardant des vidéos de l'appartement, ça semble un tout petit peu plus grand que mon appart' parisien ...
Une fois arrivé à la station centrale de la ville, je demande mon chemin et découvre la ville de nuit : les immeubles sont très austères et contrastent avec les bâtiments administratifs (anciens bâtiments de l'ère communiste) ou les églises qui sont vraiment imposantes et magnifiques ! Les trottoirs défoncés ne permettent pas une très bonne utilisation des roues de ma valise. J'arrive alors dans ma rue, je sais que la porte est au 14. Je passe devant le 12, devant une porte très "ghetto", devant le 16, pas de 14 ? Par gestes, je demande alors à une femme où est le 14 (les bulgares ne parlent qu'un anglais très très basique) et elle me montre la porte "ghetto". Non ? Vraiment ? Cette porte ...

Derrière cette porte, je découvre une cage d'escalier un peu glauque : le dépaysement, pas de doute, on est en plein dedans ! Je monte au quatrième et je découvre un appartement très luxueux : les inégalités de richesse à leur paroxysme ! Gros soupir de soulagement t'imagines !
Une fois mes affaires posées, je pars rejoindre deux stagiaires de l'entreprise dans un bar. On passe dans des rues où on m'explique qu'il y avait des beaux pavés ici mais comme le maître d'œuvre n'a pas pensé à relier les canalisations, il faut tout enlever et refaire (deux heures plus tard, on pouvait observer une magnifique mini-pelle conduite par un bulgare fumeur détruisant le bitume neuf et quatre autres travailleurs qui le regardaient œuvrer à côté, une bonne illustration de la Bulgarie me dit-on). Au milieu de la rue, on tombe sur un magasin louche mais très amusant : un "klek shop" ("klek" veut dire genou). Ce sont des magasins qui ont émergé après la chute du communiste lorsque les loyers étaient encore trop chers. Certains commerçants ont donc décidé de louer des sous-sols et d'en faire des échoppes. Ces boutiques disparaissent de plus en plus mais certaines sont restées historiques et les habitants y vont par tradition. On se retrouve alors dans un bar qui sert de la bonne bière (1,5 euros la pinte), avec un guitariste jouant du fucking Rock&Roll et ça déchirait grave ! On achète une part de pizza géante dans la rue pour 75 cts et on rentre dormir ! C'était une première soirée très prometteuse pour les six prochains mois !


Le samedi on part barouder dans la ville. Je découvre le "Genski bazar" (marché aux femmes). On y trouve plein de légumes, de la viande et du poisson qui semblent avoir traîné dans une cave pendant trois semaines avant d'être mis sur l'étale. On peut y manger des kebabs, des pâtisseries comme des baklavas (qui ont l'air monstrueuses !) et des gâteaux que les bulgares dégustent tous les matins pour leur petit-déjeuner : les Banitsa. C'est très typique de la Bulgarie. Mélange de siréné (un fromage qui ressemble grandement à de la fêta, qui qu'on peut être considéré comme l'unique fromage vendu en Bulgarie !) avec de la pâte filo, le tout avec beaucoup d'huile d'olive : c'est vraiment délicieux et je pense qu'on peut vite devenir accro !
Les bulgares ont aussi une habitude à laquelle je vais vite devenir addict : ils achètent des petits sachets de graines en vrac pour leurs encas ; on trouve la chaîne de magasin Rois, tous les 100 m à Sofia ! Pour en moyenne, un euro les 100g de graines, la coke n'a qu'à bien se tenir !





On se balade ensuite dans les rues et on découvre une source d'eau chaude naturelle où les bulgares viennent remplir des bidons. L'eau est bien meilleure que celle du robinet ! On passe au milieu de ruines romaines et à quelques mètres d'intervalles, on passe devant une église orthodoxe (religion principale de la Bulgarie), une mosquée, une église catholique et une synagogue (ce qui rappelle beaucoup le mélange de religions en Malaisie !)


Le dimanche, on se motive pour aller gravir la fameuse montagne Vitosha. Accessible en 20 minutes de tram, on se retrouve au milieu de la nature et le changement, aussi radical, m'a beaucoup plu ! On monte alors au milieu d'arbres enneigés et on croise beaucoup de marcheurs au pied de la montagne, puis de moins en moins au fur et à mesure de l'ascension. On se retrouve alors seuls à tracer notre chemin dans la peuf avec une vue sur le massif montagneux qui entour Sofia, c'est vraiment magnifique. On arrive ensuite à notre objectif : Zlatinte Mostove. C'est une rivière de pierres (qui peuvent atteindre plusieurs mètres !) qui formait l'ancien lit d'un cours d'eau et l'érosion a fait que les pierres sont devenues très arrondies. C'est un phénomène naturel relativement courant sur cette fameuse montagne. On redescend alors et on s'arrête à un spot magnifique pour apprécier la vue sur la ville : splendide !
Quasiment arrivés, deux bulgares nous proposent de nous ramener avec leur voiture. On trouve ça un peu louche de rencontrer des gens aussi gentils parce que les bulgares ont pour habitude de paraître très froids. C'est-à-dire que si tu rentres dans une boulangerie, tu peux très bien dire "Bonjour", "Une banitsa s'il-vous-plaît", "Merci" et "Au-revoir" sans que la serveuse ne t'ait adressé la parole : un bon esprit commerçant ! Enfin bon, c'est une culture différente et les bulgares sont, me dit-on par ailleurs, très très gentils et attentionnés quand ils te connaissent.
Ce petit week-end n'a présagé que du bon pour les mois à venir et quel bonheur d'être à nouveau surpris par le moindre aliment, la moindre pratique ! C'est ce que j'étais venu chercher et je commence déjà à le trouver !
Demain, première journée de travail, va falloir produire !
Pépite, Production, Marron























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