Bucarest QLF
- Rubex
- 22 avr. 2019
- 6 min de lecture
Dernière mise à jour : 1 mai 2019
OH LALA, sacré week-end !
Organisé depuis bien longtemps, les absents qui sont restés SUR PANAME doivent le regretter amèrement… Le but est de retrouver les Jeunes Cadres Dynamiques pour trois jours en se dépaysant un peu, c’est pourquoi, on a, en conséquence, choisi Bucarest, la capitale roumaine surnommée “La Paris de l’est” … On verra plus tard pourquoi mais le surnom ne vient pas de nulle part !
On est jeudi soir, 23h, j’attends le bus à la gare routière de Sofia. Une belle petite nuit de 7h m’attend en Flixbus. Bref, autant dire que j’ai pas dormi et qu’arriver à 6h du matin, éreinté, dans une ville inconnue, j’ai déjà vu mieux ! Je me balade alors dans le quartier de notre hôtel en attendant l’ouverture d’un café. En voyant le nombre de déchets en train d’être ramassés par les gilets jaunes locaux, je me dis qu’on n’est pas partis pour vivre un week-end basé sur la découverte culturelle mais plus … sur la découverte gastronomique, orientée bière, roumaine. Je me pose alors tranquillement sur la terrasse de l’hôtel durant la journée pour travailler en attendant les zigotos qui arrivent en fin d’après-midi : LA VIE EST BELLE !
Les parisiens débarquent et c’est le début des hostilités, objectif : quand on nous propose une bière, répondre DA, pas compliqué !
On se promène tranquillement dans la vieille ville en découvrant l’architecture : un mix entre des bâtiments communistes imposants et des édifices … Haussmanniens. Suite à un tremblement de terre et, la France étant un modèle d’esthétisme pour l’époque, les dirigeants ont décidé de construire des immeubles ressemblant grandement à nos parisiens et le rendu est vraiment joli à voir !
On se pose en début de soirée sur les marches du théâtre national, très moderne, qui vaut vraiment le coup d’oeil, pour discuter tranquillement.
La vieille ville étant très touristique, on part à la RECHERCHE DU BONHEUR en s'enfonçant dans des quartiers délabrés, pour tomber sur un bar où la jeunesse communiste avait l’habitude de se réunir, on trouve des bonnes bières roumaines et un baby-foot… Retour à Grenoble, pas besoin de partir si loin finalement ! On est alors rejoints par le dernier larron qui surgit de nulle part, tout droit venu de Chambéry ! Il nous fait rencontrer une bucarestoise avec qui il était en ERASMUS à Vienne qui va être la parfaite guide locale, la célèbre Corina !
Elle nous fait directement découvrir un super restaurant “tradi”. Contrairement à la Bulgarie où on peut facilement se passer de viande, ici c’est impossible ! Leur plat traditionnel : de la polente avec une sorte de feta accompagnée d’un trio de viandes : porc, veau et foie de volaille, délicieux ! On teste aussi le Sarmale : une feuille de chou farcie avec du riz, de la viande, des champignons, des herbes et des légumes, ça part dans nos estomacs JUSQU’AU DERNIER GRAMME !

On part ensuite au club “CONTROL” (juste en-dessous du restaurant “ALT SHIFT” et il paraît qu’un troisième local va bientôt ouvrir : le “MAJ”) où les locaux se rendent pour se déhancher le week-end… BENE BENE ! On passe la nuit là-bas et on se rend compte qu’au final, étudiant ou pas, le niveau n’augmentera sûrement plus jamais pour nous, on a atteint les limites de notre potentiel (dédicace au roi Mathias) et ça fait plaisir. On passe la nuit là-bas et on rentre CRAMÉS à notre hôtel, prêts pour crapahuter le lendemain : fête ou visite, pas question de choisir, LE MONDE OU RIEN !
On se réveille le plus tôt possible pour aller voir LE bâtiment le plus célèbre de Bucarest : le palais du parlement. Second plus grand édifice administratif du monde après le Pentagone, les communistes ont encore eu la riche idée de déplacer (ou de détruire) 7000 maisons et d’expulser 40 000 personnes afin de construire ce monstre. Au total, le projet aurait coûté 40% du PIB annuel… Certaines salles ne sont même pas achevées et le bâtiment n’est, évidemment, pas complètement occupé : 1100 pièces sur 12 étages ! Il abrite aujourd’hui le Sénat et la Chambre des députés.
On mange rapidement avant de commencer le Free Bucarest Tour. Ce type de visites se fait dans beaucoup de villes en Europe de l’Est et franchement, c’est parfait pour avoir un aperçu global de la ville, sans trop de détails et avec des bonnes petites anecdotes. On se promène dans toute la vieille ville où on nous explique l’histoire de la Roumanie, il fait beau c’est REBENGA !
Tu connais l’histoire de Dracula, tu sais le vampire qui vit en Transylvanie ? En fait, ce mythe est inspiré d’un membre de la dynastie des Draculea qui s’appelle Vlad III, surnommé Vlad l’empaleur. Le mec n’était évidemment pas un vampire mais il était un peu dérangé tout de même… L’empire ottoman, après avoir conquis la Bulgarie, remonte au nord pour aller titiller la Roumanie et essayer de RENTRER DANS LA LÉGENDE. Sauf qu’après avoir franchi le Danube, les soldats ottomans aperçoivent une forêt au loin qui s’avère être une forêt de pieux surmontés de tête de soldats ottomans. Les conquérants effrayés prennent la fuite et c’est comme ça que Vlad III sauva la Roumanie du joug ottoman et acquis le surnom “D’empaleur”. Le mec était quand même craint par les souverains voisins et l’un d’eux le décapita pour envoyer sa tête au sultan, en cadeau !
La ville est vraiment jolie en tout cas et le mélange de bâtiments haussmanniens avec les communistes donne un rendu vraiment intéressant et chargé d’histoire.
Notre petite guide locale nous emmène alors dans un endroit underground comme on en trouve facilement en Europe de l’est. On arrive devant une espèce de ruine où on voit une pancarte “Terasa” peinte à la main. Si tu connais pas, jamais tu ne t’aventures là-dedans. Sauf que derrière la ruine : une magnifique forêt avec des terrasses et des petits camions qui vendent des boissons, des trucs à grignoter, avec un petit rayon de soleil, on se croirait dans une AUTRE MONDE, magique !
On rentre tranquillement dans le centre et on va manger dans un restaurant très typique avec des musiciens qui jouent de la musique folklorique, une vraie boîte du 12ème siècle ! On reprend des plats similaires à ceux de la veille mais j’ai la bonne idée de commander une soupe de haricots blancs qui s’avère être un vrai plat servi dans une miche de pain… Un bon vin rouge roumain m’empêche d’exploser, littéralement. La nourriture est bien lourde mais très bonne ! Après une digestion difficile, on se dirige dans le bar le moins cher de Bucarest où, on apprendra, que même les étudiants roumains n’osent pas s’aventurer : “The PUB”. On a le bar à nous tout seul et on y passe la nuit à hurler pour couvrir la musique d’un DJ fou (sans doute, le plus mauvais de Roumanie). Soirée épique, back in the 91’S !
Le lendemain, on se réveille comme on peut mais surtout, on se réveille affamés. Du coup, quand on est en Roumanie, on est censés manger Roumain mais nous, non. On se laisse avoir par le restaurant le plus touristique du pays (voir de l’Europe de l’est complète) : un restaurant libanais … Pour notre défense, on n’avait pas trop le temps (avion pour Paris oblige) et il s’avérait excellent !
Après un bon dernier repas en famille (J’SUIS QLF), on part faire une dernière petite promenade dans un parc du centre-ville et nos parisiens repartent à bord d’une DACIA (quoi d’autre sinon ?) après la prise d’un cliché mémorable résumant parfaitement le week-end !

Avec Paul, on rejoint Corina pour aller au musée d’art contemporain qui se situe à l’intérieur du palais du parlement. Derrière, on aperçoit un bâtiment gigantesque en construction qui s’avère être une église orthodoxe. Le gouvernement a décidé (depuis dix ans déjà) de construire la plus grande église orthodoxe du monde. Corina nous explique, dépitée, que c’est une des raisons pour laquelle les gens quittent le pays : peu d’autoroutes, peu d’hôpitaux, peu d’écoles mais la plus grande église orthodoxe au monde qui coûte plusieurs millions ...
Evidemment, l’exposition est bizarre mais on trouve des concepts plutôt intéressants comme tu peux voir sur les photos et de toute manière, ça ne peut pas faire de mal de découvrir l’art contemporain roumain ! On se pose enfin sur le toit du bâtiment pour avoir une petite vue sur la ville : très sympa !
Le soir, on s’enfonce dans le fameux restaurant “Alt Shift”, endroit très très stylé , LOIN DES HOMMES, loin des touristes, ... Bonne ambiance, bonne bouffe, bonne compagnie pour conclure le week-end en beauté !
Je repars doucement vers la gare routière pour reprendre le bus ; arrivée à 6h du matin à Sofia pour attaquer la semaine, quoi de plus rafraîchissant ?
AU DD… Pépite, Production, Marron.

























































































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